L’âme et conscience – 4 – La conscience

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L’homme et son désespoir

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L’âme désespérée

Quand on a la chance d’entrer en contact avec la délicatesse de l’âme humaine, il saute aux yeux, que le fardeau le plus pesant qu’elle porte est son désespoir infini. Elle en est si triste que l’homme s’en laisserait mourir s’il n’avait pas trouvé de solutions pour le cacher et survivre.

Survivre

L’égoïsme manifeste la perte de l’espoir. L’âme n’ose plus croire que son cœur fait pour aimer puisse un jour embraser son être tout entier. Cet organe si précieux, fait pour vivre en lien avec les autres, en réunion, communion même, comme cela devrait se vivre dans la sexualité, elle le sent condamné à la lutte : réussir, gagner, être le meilleur pour au moins exister un peu. Par désespoir de l’essentiel, elle se raccroche au superficiel pour éviter de sombrer. Certains tout en le faisant, tentent de préserver les apparences de qualité morale pour rester présentables, d’autres les transgressent ouvertement pour être remarqués.
L’autre manifestation de cette perte d’espoir est la violence. son intensité témoigne du degré de désespoir ambiant.

Le voleur d’âme

Le pire est que l’homme est attaché à ce désespoir comme le dernier rempart contre le néant insondable et effrayant qui pourrait l’engloutir. Il pense qu’il n’y a aucune autre solution que de faire avec, vivre avec, survivre devrais-je dire.
Alors, il existe préoccupé seulement de lui-même, en occultant l’autre, l’ami, le frère qui souffre à côté de lui. Au mieux, il vit en  ayant tracé un cercle béni vers l’intérieur – car il y a là les êtres dont il a le souci – mais maudit à l’extérieur, là où il entasse l’immense partie des hommes qui ne méritent non seulement pas son attention, mais qu’il considère comme des ennemis qu’il faut surveiller ou abattre. Il perd ainsi son âme.

Un écran de fumée

Le pire de cette histoire vraie est que ce désespoir est un écran de fumée qui n’a plus aucune réalité, si ce n’est qu’il manifeste des terreurs bien compréhensibles d’enfants, alors même que nous ne sommes plus des enfants.

Refuser la liberté

L’homme se sent en prison et dit vouloir la liberté, mais si on la lui propose il se réfugie craintivement au fond de sa cage dont les barreaux sont chacune de ses peurs et sa paralysie le désespoir. Bien sûr,  il sauve les apparences en haussant les épaules, en continuant cette course effrénée vers le vide d’une existence remplie d’occupations, dont le but inavoué est de faire écran au vide intérieur dans lequel erre son désespoir, son âme en peine, dont il ne veut même plus entendre parler.

Choisir la liberté

Pourtant, s’il prenait le courage de regarder ses peurs bien en face, elles apparaîtraient comme de vieux épouvantails agités passivement par quelques bourrasques qui apeurent seulement les hommes-enfants. L’humain qui les affronterait, l’homme qui aurait le courage de se mettre face au seul véritable adversaire qui soit – lui-même – se découvrirait capable de faire face à toutes les situations et saurait qu’il ne lui arrivera rien. Quoi qu’il se passe, il aura la capacité de trouver une solution, car ses peurs d’enfants-adultes démasquées il aura enfin le courage de vivre vraiment.

Et vous ?

Si vous pensez comme moi, il vous reste une question essentielle : quelles décisions concrètes prenez-vous pour rencontrer vos peurs ? Peur d’aller voir au fond de soi, peur de l’autre, peur de ce que réserve la vie et bien d’autres encore…

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