L’âme et conscience – 2 – L’esprit

6 décembre 2017

L’âme et conscience – 3 – L’âme

6 décembre 2017

L’âme

Résumé des épisodes précédents :

Comme on l’a vu, le corps est l’interface entre l’esprit et la matière.

L’esprit quant à lui, est globalement constitué de l’ensemble de nos perceptions, nos pensées, nos émotions, nos décisions, qui se traduisent dans le visible par nos comportements, apanage du corps.

L’organe de l’esprit c’est le cerveau, support de l’intelligence. Il porte la capacité d’analyse et de traitement des informations, mais aussi de déduction pour adopter un comportement. Son activité échappe en majeure partie à notre conscience, mais le comportement en est le reflet.

L’interaction avec la matière au moment de la naissance, active cet esprit, pour permettre au bébé d’adapter son comportement aux conditions de la vie sur Terre, qu’il découvre pas à pas.

L’esprit permet à l’enfant d’explorer, de tester et de contrôler peu à peu le monde qui l’entoure. (Voir « Sciences et avenir ») : il est un redoutable ingénieur en recherche et développement, qui ferait pâlir d’envie nos meilleurs chercheurs,

L’âme

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » Saint Exupéry.
Là, il faut vous accrocher un peu… J’ai fait ce que j’ai pu pour être le plus clair possible, mais l’esprit humain est forcément en difficulté pour appréhender quelque chose qui est au-delà de lui.
Ou alors, lisez la suite depuis votre âme et pas depuis votre esprit…Autrement dit, avec le cœur et pas avec l’intelligence…

L’âme, c’est ce qui, dans la vie intra-utérine, habite la vie intérieure de l’enfant, avant qu’il ait besoin de son esprit pour faire le lien avec la Terre.

De la conception à la naissance, il y a une vie physique et psychique qui se construit, se mûrit, pour arriver prête, lors de la naissance, à entamer l’exploration du monde extérieur. Certes cette exploration du monde extérieur débute à minima avant la naissance, constituant ainsi une partie des inscriptions prénatales. Cependant l’essentiel de ce qui s’y passe, se trouve dans la construction de l’être tant dans sa dimension physique que psychique, qui occupe la majeure partie de l’expérience de la vie intra-utérine.

On commence à en savoir un peu plus sur la nature de ce que vit le bébé pendant neuf mois. Comme je l’ai déjà développé ailleurs, cette expérience peut être définie comme une complétude, ou comme un bain dans « une totalité originelle », selon Delassus.

La complétude est une sorte «d’amour-fusion».

Nous pouvons en distinguer les principales caractéristiques par l’étude des étapes de la maturation de l’esprit humain entre la naissance et l’âge adulte, qui est le terrain de la  psychologie. Elle est faite de fusion, de plaisir, de vérité et de perfection.
lien Youtube Complétude 3 – Une référence subconsciente

L’inscription de ce vécu intra-utérin, décrit comme une complétude, nous la retrouvons aussi dans les couches les plus profondes du subconscient. Si ce n’est pas l’esprit tel que nous l’avons défini, alors qui est gardien de cette expérience? Qu’est-ce qui l’enregistre pour que nous puissions ensuite en retrouver l’écho ?

L’esprit gère le lien entre le corps et la matière par la personnalité. L’âme gère le lien entre la complétude et l’espoir d’accomplissement par l’individualité. C’est elle qui est gardienne de l’espoir originel, caché secrètement au fond du cœur de chaque humain.

De quoi est constitué cet espoir fondamental ?

Si les moyens d’exploration directe font défaut, l’étude de la phylogenèse nous apprend que depuis 4,6 milliards d’années, toutes les formes de vie précédentes, minérales, végétales et animales ont amené leurs contributions à l’ensemble de toutes les expériences qui, mises bout à bout, constituent l’évolution. Il n y a pas de raison pour que l’homme échappe à cette loi.

Tout se passe comme s’il y avait pour l’homme, un projet qui préexiste à l’expérience de la vie sur Terre. Si pour les  formes de vie précédentes, il y a eu projet, celui-ci n’est pas de même nature que celui de l’humain, parce qu’elles n’ont pas eu le choix de participer à cette évolution. Elles ont dû seulement lutter pour s’adapter.
Mais pour l’homme il semble qu’il n’en est pas de même. Un certain nombre de travaux sur le psychisme humain est en faveur d’un programme spécifique à chacun, au moins accepté, si ce n’est choisi. Cette fois le programme de participation de l’humain à l’histoire de la Vie sur Terre se fait avec son consentement, et donc par l’exercice de sa liberté.
De nombreux exemples montrent qu’accomplir sa vie serait d’assumer ce programme prévu, comme un pilote suit son plan de vol et accomplit la mission pour laquelle il a été envoyé. L’âme serait porteuse de ce secret logé, non dans l’intelligence, mais dans le cœur. C’est la raison pour laquelle toutes les sagesses parlent de l’intelligence du cœur, et suggèrent donc d’interroger le cœur et pas le cerveau qui lui s’occupe de la Terre.

L’âme n’a pas le même référentiel que l’esprit

Comme on vient de le voir, ce dernier s’occupe du lien à la terre, alors que l’âme s’occupe du lien avec « le Ciel », dont l’expérience la plus représentative aujourd’hui est celle de la vie intra-utérine. Cette expérience est donc son référentiel, comme la terre est le référentiel de l’esprit.
Quelles sont donc ces références ? A priori, elles semblent en opposition à celles de l’esprit, mais en réalité elles sont complémentaires, car les deux devraient travailler ensemble comme on le verra dans un article suivant.

L’âme, c’est ce qui est en même temps individuel et commun.

Individuel, parce que chacun a charge de son âme et de la conduire, l’élever au fil des expériences par l’utilisation de « l’âme et conscience » dont nous verrons les modalités plus loin.

Commun, parce que l’âme est en même temps ce qui nous relie à tous et nous relie à Tout. Toutes nos âmes ont baigné pendant la vie intra-utérine dans la même complétude. Elles sortent toutes de la même matrice féminine originelle (La Mère Universelle, Eve ou Marie selon les traditions et les périodes) dans laquelle toutes ont été immergées.

Mais la vie intra-utérine c’est aussi la traversée en résumé de la grande histoire de la Vie depuis le big-bang cellulaire de la fécondation jusqu’au pré-humain qu’est le bébé, juste avant la naissance.

Les embryologistes disent que l’ontogenèse reproduit la phylogenèse. Autrement dit l’évolution de l’embryon et du fœtus dans le ventre de la mère se fait selon un processus analogue à celui de la phylogenèse. L’âme qui revit cette traversée se sent donc intimement liée aux autres règnes qu’elle a traversés dans une expérience analogue. Elle perçoit donc, au-delà de l’individuel, les liens qui unissent les humains entre eux, les humains aux autres règnes et les règnes entre eux.

Elle a la perception de ce que l’astrophysique appelle l’interdépendance et que la mécanique quantique appelle l’intrication. Elle s’approche donc de la perception de l’universel.
Pour l’âme, l’infini est sa perception de l’espace, comme pour l’astrophysique d’ailleurs, qui sait que le cosmos est illimité, alors que l’esprit humain ne parvient pas à conceptualiser cette donnée scientifique.

Quant à sa façon de percevoir le temps, la référence de l’âme n’est pas le temps d’une vie humaine, mais celui  de l’évolution, soit 13 milliards d’années déjà passées et peut-être autant à venir.

Le temps de l’âme est le temps de l’évolution.
C’est celui où le passé et le futur se rencontrent dans l’instant. L’instant est le pont entre ce qui est accompli et ce qui est à accomplir, car l’instant relie les deux. Il est image d’éternité.
L’instant ou l’éternité, est donc la façon dont l’âme perçoit le temps. Elle est donc bien plus familière de la notion d’infini et d’éternité que l’esprit humain. La mort n’a donc pas de sens pour elle, alors que pour l’esprit, il peut rarement lui arriver quelque chose de plus grave…

Enfin son enjeu est de participer à la grande histoire de la Vie. Cela lui paraît bien plus passionnant que de protéger sa petite existence personnelle.

Petit tableau récapitulatif et comparatif

L’esprit L’âme
Fonction dans le corps L’intelligence Le « cœur »
Organe qui le supporte Le cerveau Le cœur
Expérience support La terre qu’il découvre La vie intra-utérine passée
Référence La terre Le ciel qui s’éloigne
Enjeu Tentative d’adaptation au présent Mémoire du futur
But Protéger son existence Participer à l’évolution
Gère le lien A la vie extérieure A la vie intérieure
Sentiment de soi personnalité Individualité et intrication
Sentiment du monde Dualité Unicité
Logique Pensée linéaire Perception buissonnante
Temps personnel La durée de sa vie Le temps de l’évolution
Début et fin Naissance et mort L’éternité
L’espace Fini selon la perception des  organes des sens Infini

A suivre : l’âme et conscience au cours d’une vie

 

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